Notre lac

Notre lac

Un peu d’histoire…

Un premier moulin à scie se construit sur la berge de la rivière Blanche vers 1900; celui-ci fonctionnait grâce au courant de l’eau, ce qui lui procurait l’énergie dont il avait besoin pour faire fonctionner le moulin. Le propriétaire de ce moulin était Alphonse Auger; son fils Ulric en prend possession en 1920 et le cède plus tard à son frère Alphonse junior. En 1925, Dominique Trottier construit le premier chalet du lac avec un associé mais le chalet fut détruit par le feu deux ans plus tard. À cette période, un Amérindien du nom de Jos Lacerte habitait à l’entrée de la rivière Pauvre (aujourd’hui appelée Rivière des Pins), tout près du rapide, dans une cabane de bois rond.  Quelques années plus tard, les deux frères Jeannette se sont réfugiés au même endroit pendant la grande dépression des années 30. Entre 1941 et 1949, M. Henri Pleau et Fils exploitait un moulin à scie sur le bord du lac Blanc, à un endroit qui se situe aujourd’hui au bout de la 6erue.  A cette période, la drave était courante sur le lac et on retrouve encore aujourd’hui des billes au fond du lac.

En 1959, le curé de St-Thuribe,  Pietro Princhipi, démarre une colonie de vacances pour les jeunes sur un vaste domaine partant de la 8e rue jusqu’au camping et qu’il a opéré pendant une quinzaine d’années. Les Chevaliers de Colomb en font l’achat en 1974 et y établissent leur camping provincial qu’ils ont opéré à leur tour pendant une trentaine d’années jusqu’à ce qu’ils décident de vendre ces terres à un investisseur privé (MM. Denis) en 2005.  Le tout s’appelle maintenant le Domaine du Lac Blanc. Aujourd’hui le lac Blanc est entouré par plus de 160 propriétés et par quelques érablières.

Une personne qui avait un attachement particulier au lac Blanc, M. Arthur Cinq-Mars, décida de construire un hôtel avec restaurant au début des années 60. Les premières motoneiges louées par l’hôtelier firent leur apparition au Lac Blanc, ainsi qu’une pente de ski au lac à Ricard (aujourd’hui le Lac Émeraude).  Cet hôtel a été détruit par le feu en 1997 et sa fondation de ciment accueille aujourd’hui deux terrains de pickle-ball.  Le Camping Municipal de St-Ubalde, quant à lui, ouvre ses portes en 1972 et se développera année après année, suivi de près par l’ouverture du Dépanneur Bélanger vers la fin des années 70. C’est en 2005 que la Municipalité vend le Camping aux frères Audet qui en ont été les propriétaires jusqu’en 2021.

La communauté du Lac Blanc a connu plusieurs drames : un feu de forêt à l’extrémité ouest du lac dans les années ’40, deux incendies dans des résidences privées dans les années ‘80 et l’incendie de l’Hôtel en 1997 tel que déjà mentionné. Le pire drame a probablement été les trois décès par noyade.

Les origines

Le Lac Blanc a d’abord porté le nom de Lac à la Truite, tel que mentionné sur les cartes antérieures aux années ‘60; ce nom a par la suite été modifié pour Lac Blanc. Le même phénomène s’est produit pour le Lac Émeraude puisqu’il portait le nom de Lac à Ricard avant les années ’80.

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Données techniques

Le Lac Blanc a une longueur de 3.9 km, une profondeur maximale de 42.8 mètres et la longueur de ses berges est d’environ 12.80 km. La montagne qui sépare le lac en son centre est surnommée la Pinotte par sa forme qui ressemble à une arachide en écale. Le lac Blanc puise son eau de deux charges principales, soit celle de la Rivière des Pins (appelée autrefois Rivière Pauvre) qui passe près du camping et la décharge du lac Émeraude. Les autres charges, qui sont de moindre importance, sont celles des lacs Perreault, Fin et Tabac. La décharge du Lac Blanc, qui devient la Rivière Blanche, traverse les terres de Saint-Ubalde sur une distance de 27 km avant de se jeter dans la rivière Sainte-Anne à l’entrée de St-Casimir.

Par : Michel Pleau, Eugène Pleau et Johanne Provencher